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Saturday, April 18, 2009

Les préservatifs choquent les ulémas algériens

L’association des ulémas musulmans algériens souligne que distribuer des préservatifs aux jeunes gens et aux jeunes filles en Algérie est une manière directe d’inciter «notre jeunesse à la fornication».

«Nous condamnons fermement cette pratique qui tend à se généraliser ces dernières années dans notre chère Algérie. Les associations derrière cette action et qui prétendent lutter contre le sida ne font qu’encourager en fait l’acte sexuel chez nos enfants», a déclaré le professeur Aït Salem Benyounès, vice-président de l’Association des ulémas musulmans algériens.

L’intervention de l’adjoint de cheikh Abderrahmane Chibane, contacté hier par le Jeune Indépendant, a été faite à la veille d’une rencontre d’«information et de sensibilisation» des jeunes sur le sida que compte organiser Aids à Constantine.

Cette ONG algérienne, appuyée par l’Union européenne et l’organisation onusienne Onusida, se propose de distribuer 45.000 préservatifs aux jeunes Constantinois.

D’après : Le Jeune Indépendant

Friday, December 19, 2008

Algérie - La générosité par «Andi ou manmadche»

Andi ou manmadcheSouk, est une association caritative à but non lucratif dont l’objectif est de porter secours et assistance aux plus démunis. Elle est composée d’un groupe d’étudiants et de jeunes médecins du club scientifique nommé «Le souk d’Oran» de la faculté de médecine d’Oran.

A cet effet, cette association organise une représentation théâtrale de la pièce, «Andi Ou Manmadche» «Tout ce que j’ai en possession, je le garde pour moi» programmé pour aujourd’hui à 15 heures au Théâtre Régional Abdelkader Aloula, Oran.

Cette représentation s’inscrit dans le cadre des activités en faveur de l’étudiant et du jeune dont le rêve est de pouvoir monter sur les planches, un jour. En sus de cet intérêt culturel, les bénéfices de cette pièce théâtrale dont la billetterie est fixée à 200DA seront reversés aux enfants malades et défavorisés, d’après un communiqué parvenu à notre rédaction.

Il est important de savoir que les activités de cette association sont partagés entre des activités destinées aux enfants malades et défavorisés par l’organisation des fêtes au niveau des hôpitaux, foyers et orphelinats ; des sorties d’attractions, des manifestations à caractère culturel à l’instar de l’organisation des conférences, initiation, sensibilisation et prévention sur le VIH Sida et la toxicomanie ; des actions estudiantines visant à améliorer le quotidien des jeunes en général et l’étudiant en particulier en favorisant la communication, l’éducation et la formation.

Cette structure édite également un journal qu’elle distribue gratuitement au niveau de la faculté de médecine d’Oran, disponible sur un téléchargement libre sur le site web du club (www.lesouk-oran.org) où l’on trouve également la liste et les photos des précédentes activités.

Synthèse de l'article - Equipe Algerie-Monde.com

D'apres Horizons-dz. www.horizons-dz.com. Par Samira Sidhoum. Le 12 Decembre 2008.

Les représentants de l’association estudiantine Le Souk affirment : «La culture est le meilleur moyen de sensibiliser les gens à notre cause»

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Entretien réalisé par Wafia Sifouane

LA TRIBUNE : L’association Le Souk active depuis 13 ans en faveur des enfants démunis. Où en êtes-vous actuellement ?
Youcef Hannou : L’association Le Souk est une association qui, depuis 14 ans, regroupe les étudiants bénévoles en médecine dans le but de rendre le sourire aux enfants malades et en difficulté. On essaye d’améliorer la communication entre jeunes à travers l’organisation d’événements culturels pour les impliquer et les sensibiliser sur les problèmes, notamment la lutte contre le sida et le tabagisme.

Pourquoi cette appellation ?
L’appellation Le Souk est la plus appropriée pour notre association du moment qu’au Maghreb le souk signifie bazar. C’est un peu l’hymne de notre association. C’est un mélange d’idées et d’initiatives. Les jeunes se rencontrent et peuvent s’exprimer en toute liberté sur leurs préoccupations en innovant. Tout compte fait, Le Souk n’est pas seulement une association caritative mais aussi une
association pour les jeunes. D’ailleurs, son activité remonte à 1995, avec un mini journal publié au sein de l’université de Dergana et qui relate tous les problèmes des universitaires.

En tant que membre, qu’est-ce qui vous a motivé à intégrer l’association ?
C’est un peu l’esprit de l’association qui nous a motivés à y prendre part car elle s’occupe des jeunes mais elle garde aussi un aspect humanitaire en privilégiant les actions envers les enfants.

Parlez-nous de votre organisation...
Nous essayons au maximum d’éviter de créer une hiérarchie au sein de l’association. Nous ne voulons surtout pas gâcher cet aspect de «souk». Mais, en revanche, l’association abrite huit comités où chacun joue son rôle. En l’occurrence, le comité Scouc, qui s’occupe des loisirs des enfants malades, le Scora pour la santé reproductive et la lutte contre le sida, le Scoph, qui s’intéresse à la santé publique, le Scome pour la réflexion sur les études médicales, le Scoee pour l’environnement, le Scope qui propose aux étudiants algériens en médecine des stages dans différents pays, le Scose qui s’intéresse aux activités sportives, le Scoca qui s’occupe de la programmation des activités culturelles, et, enfin, un comité qui s’intéresse aux nouvelles technologies et multimédias.

Avec autant de comités, vous devez être nombreux…
Oui, effectivement lors des réunions hebdomadaires, le jeudi matin au sein de notre siège, nous nous retrouvons entre 20 et 25 personnes, mais lors des événements que nous organisons, nous nous retrouvons parfois face à plus de 500 membres.

Avez-vous des antennes au niveau national ?
Le Souk est une association locale. Cependant, des antennes ont été créées dans d’autres wilayas comme Blida, Oran et ailleurs, mais elles sont parfaitement autonomes et indépendantes. Chacune active comme elle peut. Seuls points communs : notre philosophie et nos objectifs.

Quels sont vos rapports avec les autres associations, aux niveaux national et international ?
Nous entretenons d’excellentes relations avec les associations au niveau national. Elles font souvent appel à nos services et nous avons toujours répondu présents. Nous nous sommes déplacés dans diverses régions notamment au Sud. Sur le plan international, je pense que Lucie, ici présente, est la mieux placée pour vous en parler. C’est la présidente de l’association Aolf (Allo, la France) qui active dans différentes régions du monde et avec laquelle nous avons déjà organisé deux manifestations.

Que pensez-vous, Mlle Lucie, de cette collaboration avec Le Souk et que vous apporte-t-elle ?
Lucie : Je pense que nos associations sont complémentaires, c’est–à-dire que les actions de Souk viennent compléter les nôtres. Nous, notre devise est de donner la parole aux jeunes et de vivre la culture. Quant au Souk, il donne la priorité aux enfants malades. Aolf a commencé depuis sa création à activer dans les régions des Balkans pour apporter de l’aide aux jeunes de cette région. Petit à petit, nous avons commencé à élargir notre collaboration pour arriver à l’Algérie qui représente un énorme enjeu pour nous, notamment du point de vue historique. Grâce à ce partenariat, nous sommes parvenus à créer des événements culturels qui ont pour but d’être des rencontres d’échange, car la musique est un langage universel avec lequel on peut communiquer même si l’on ne parle pas la même langue.

Pensez-vous que le meilleur moyen pour sensibiliser est de passer par des événements culturels ? Et quel public ciblez-vous ?
Amine Boudhar : Bien sûr. La culture reste le meilleur moyen pour attirer l’attention des gens et les sensibiliser sur notre cause. Le public que nous visons est essentiellement composé de jeunes mais sans marginaliser les autres tranches d’âge.

Dans vos concerts de charité, on retrouve au menu toujours de la musiquer actuelle. Pourquoi ne pas varier les styles ?
Youcef Hannou : Ce n’est pas une question de varier ou non les styles, c’est plutôt une question de disponibilité des artistes.
Souvent, ce sont les jeunes qui sont toujours d’accord pour un concert de charité. D’autre part, Le Souk essaye en parallèle de donner la chance aux jeunes talents pour les faire sortir de l’ombre.

Comment procédez-vous pour l’organisation d’un événement culturel ? Les autorités vous soutiennent-elles ?
Amine Boudhar : Au sein du Souk, il n’existe pas de structures ou bien des stratégies.
Nous démarrons l’année avec un plan de charges bien tracé puis nous entamons la concrétisation de chaque activité trois mois à l’avance, le temps de récolter les fonds nécessaires. Concernant les autorités, nous avons toujours été bien reçus et épaulés par elles.

Vous voulez dire que vous n’avez jamais fait face à des difficultés financières ?
Oui, effectivement. J’ajoute seulement que lorsqu’on n’a pas les moyens on se donne les moyens de les avoir. Mais, depuis toujours, nous sommes arrivés à concrétiser nos projets et à atteindre nos objectifs.

Quand vous parlez de cahier de charges étalé sur une année vous voulez dire qu’il n’y a pas de projets à long terme...
Les membres du Souk sont des étudiants, et entre études et association cela n’est pas facile. Alors, chaque année de nouveaux membres adhèrent avec de nouvelles idées et ils essayent d’apporter un souffle neuf.
C’est pour cela que nos projets ne sont pas à long terme mais temporaires.

Quels sont vos projets à venir ?
On travaille sur l’organisation d’un bal masqué le 26 décembre prochain pour lequel nous prévoyons de recevoir 800 enfants.
Sinon, notre grand projet est d’emmener les enfants à Disneyland, un projet sur lequel nous travaillons depuis un bon moment.

Friday, December 5, 2008

Le sida abordé dans sa stricte réalité à Constantine «La concupiscence, l’homosexualité, la toxicomanie sont des réalités dans notre pays»

De notre correspondant à Constantine
A. Lemili


La maison des jeunes Ahmed Saadi a abrité au cours de l’après-midi de lundi dernier une rencontre organisée et animée par les membres de l’association «Santé pour tous» autour du sida. L’aspect particulier par lequel se démarquera sans doute ladite association dans le traitement du fléau du XXe siècle est d’avoir abordé sans retenue la question. Il est certainement difficile pour une personne n’appartenant pas à la ville de Constantine d’imaginer un seul instant qu’une telle rencontre n’ait été tenue qu’en la présence d’une majorité de femmes, les hommes se comptant sur les doigts des deux mains non pas par exclusion délibérée mais parce qu’il se trouve que, dans la ville des Ponts, il n’y aurait que la gent féminine qui détienne le courage de parler d’un mal considéré à tort comme une tare et frappé par voie de conséquence des plus incompréhensibles tabous.
Il est d’ailleurs facile d’évaluer le mutisme qui entoure la question du sida à Constantine par un argument frappant : il n’existe aucune association de type loi 90-31 à même d’être le porte-parole d’une population dont ne sauraient être tus la réalité et certainement le désespoir profond dans lequel elle serait plongée. D’où l’initiative de «Santé pour tous» de ne pas laisser passer un rendez-vous aussi important. Bien au contraire, à partir de la tribune, les intervenantes ont tout fait pour en parler et non seulement en parler mais en faisant tomber tous les interdits mnémoniques des uns et des autres des membres de la société locale, quitte pour cela à rappeler qu’être musulmans n’exclut pas les membres de cette société d’être les victimes volontaires ou involontaires du sida. Mieux, les docteurs Badaoui et Boutamine dont les interventions ont monopolisé l’intérêt de l’assistance ont insisté sur la nécessité d’en faire une préoccupation de tous les jours, les semaines et les mois qui font l’année, rappelant qu’il ne suffit plus d’évoquer le sida uniquement le 1er décembre au moment où l’épidémie décime des millions de personnes dans le monde et met en situation de danger permanent des Algériens même si, selon les recensements officiels, il n’existerait que 3 357 séropositifs dans notre pays, dont 873 sidéens (définitifs et en phase terminale)… et que le premier cas de sida enregistré en Algérie date de 1986.
Bien évidemment, toutes les associations disposent des mêmes statistiques. Ce qui dénote quand même que, malgré tout, elles restent tributaires des seules informations officielles communiquées par les structures publiques et que, pour qui estimerait réaliser ses propres investigations sur le terrain, le black-out règne en maître. Et rien que pour cette raison, les statistiques données ne peuvent que prêter à doute sur leur authenticité quoique le gros avantage reste, bien entendu, l’énorme concession qui prend de plus en plus de forme avec, enfin, l’idée pour la société d’admettre l’existence du sida.
Les animatrices de «Santé pour tous» qu’on ne pourrait très certainement pas étiqueter d’agnostiques ont tenu à souligner à l’endroit de l’assistance que «la société, si bigote soit-elle, ne saurait dorénavant faire face à une réalité, voire des réalités sans doute réductrices aux yeux d’un peuple musulman ; l’homosexualité, l’adultère, la toxicomanie sont là et bien là. Il ne suffit plus dès lors de pratiquer la politique de l’autruche et de laisser croire que les valeurs religieuses ont toujours fait que ces déviances ne concernent pas notre société».
En conclusion, ce qui est à retenir d’une rencontre où l’épidémie -ses origines, sa cause, ses conséquences- a été disséquée techniquement, sociologiquement et scientifiquement, c’est aussi et surtout la levée de tous les non-dits qui ont prévalu jusque-là.

Tuesday, December 2, 2008

6 nouveaux centres prochainement réceptionnés


02 Décembre 2008 - Page : 6
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Le malade pourra désormais effectuer un dépistage anonyme et gratuit auprès de ces centres.

«878 sidéens et 3416 séropositifs ont été recensés en Algérie depuis 1985 jusqu’à aujourd’hui», a annoncé hier à Alger, le directeur de la prévention au ministère de la Santé et de la Réforme hospitalière, Mohamed Ouahdi. Le chiffre concernant le nombre de séropositifs serait, en réalité, supérieur en raison d’un dépistage qui n’est pas systématique.
Lors de la cérémonie de distribution de kits d’équipements informatiques et didactiques en matière d’éducation sanitaire et de communication au profit des 14 unités de dépistage et de suivi au ministère de l’Education nationale, M.Ouahdi, a expliqué qu’en Algérie il existe 60 centres de dépistage volontaire. Il a également indiqué la présence de 12 centres de traitement du sida dont 6 seront réceptionnés en cette fin d’année pour une meilleure prise en charge des malades et aussi pour effectuer un dépistage anonyme et gratuit auprès de ces centres. De son côté, le ministre de l’Education nationale, M.Benbouzid a souligné que les équipements distribués au profit des 14 unités de dépistage ont été acquis dans le cadre du Plan d’action multisectoriel de lutte contre le sida, financé par le Fond mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et la malaria. Chaque année, une subvention de 5.000.000DA est octroyée aux directions de l’éducation afin d’encourager la communication sociale au sein des établissements scolaires. C’est aussi pour sensibiliser les élèves et les prévenir sur les dangers et les risques des maladies transmissibles. Dans ce sens, le ministère de l’Education nationale a organisé des séminaires régionaux sur les maladies sexuellement transmissibles (MST) encadrés par des spécialistes en la matière en direction des inspecteurs de l’éducation et des enseignants. Pas moins de 23.000 établissements scolaires dont 8 millions d’élèves ont été sensibilisés jusqu’à aujourd’hui. La prévention et la sensibilisation sont les priorités des pouvoirs publics.
La lutte contre le sida en Algérie est appuyée par l’Onusida. En plus du soutien technique et dans le cadre d’un accord de subvention entre l’Algérie et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et la malaria, l’Algérie a reçu une subvention de 9 millions de dollars en 2005.
Ce n’est pas le cas pour les pays voisins qui ont reçu chacun d’entres eux 12 millions de dollars en une année. 2.500.000 dollars devront être débloqués pour l’Algérie en 2008. Ces subventions représentent 25% du montant que l’Algérie débourse dans la lutte contre le sida.

Wassila BENHAMED

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Algérie - Enquête sur le Sida : Des femmes enceintes séropositives

Cinq femmes sur 1 000, soit 0,53 % des femmes enceintes à Annaba sont séropositives (porteuses du virus du sida). C’est le résultat « alarmant » auquel sont arrivés les spécialistes du service des maladies infectieuses de l’hôpital Dorban, au terme d’une enquête récemment réalisée.

Selon ces derniers, l’enquête a été effectuée auprès de femmes enceintes, le meilleur indicateur sur la population générale pour estimer la séroprévalence dans la wilaya. « Les résultats sont effrayants. La sonnette d’alarme doit être tirée. On ne s’attendait nullement à pareils résultats.

Certes l’épidémie a évolué mais pas à de telles proportions », dira le Pr. Laouar, spécialiste en maladies infectieuses. L’enquête en question a ciblé 3 032 femmes sur une moyenne de 15 000 à 20 000 accouchements /an. Sur les 3 032 prélèvements, 16 cas de séropositivité ont été diagnostiqués, soit un taux de 0,53 %. Ce qui dénote, d’après les mêmes spécialistes, que la maladie est concentrée puisque le taux d’épidémiologie dépasse les 0,1 %.

« Nous allons vers une épidémie généralisée incontrôlable, des moyens colossaux doivent être mis en œuvre en toute urgence pour contrecarrer ce phénomène ; il faut savoir que lorsque le taux de séropositivité au sein de la population générale est inférieur à 1 %, l’épidémie est concentrée, supérieur ou égal à 1 %, l’épidémie est généralisée », a indiqué un membre de l’association Anis de lutte contre le Sida. Pour lui, ces résultats ont permis d’évaluer entre 1 000 à 2 000 le nombre de personnes porteuses (sans le savoir) du VIH.

Par ailleurs, le Pr. Laouar continuera dans ce sens : « Les estimations à Annaba sont alarmantes quand on sait que 1 000 à 2 000 personnes sont porteuses du VIH sans le savoir. C’est au bout de 7 à 10 ans, quand elles auront développé la maladie, qu’elles le sauront.

Il faut savoir que du premier jour de contamination à 10 ans plus tard, c’est la période asymptomatique (aucun signe de la maladie). Au bout de la 10e année, commencent alors à se manifester certains cancers (lymphome) et les infections opportunistes, qui sont graves, peu sensibles aux traitements, invalidantes et répétitives ».

Cette enquête a fait également ressortir une tendance à la féminisation de la maladie, avec comme première source de contamination l’infidélité conjugale. Les modes de contamination les plus fréquents sont les rapports hétérosexuels ; 87% des femmes touchées ont entre 25 et 40 ans.

En outre, des études similaires, effectuées en 2004 à Tamanrasset et Oran, ont permis de relever des taux de séropositivité respectifs de 0,70 et 0,25 %. Avec 0,53% de séropositivité, Annaba est classée parmi les wilayas les plus touchées après Tamanrasset et Alger.

De ce fait, une grande partie de la population commence sérieusement à prendre conscience de la maladie et de ses dangers, preuve en est la tendance aux dépistages volontaires (DV), sachant qu’il y a quelques années, Annaba était classée en tête de liste en terme de DV avec 1 162 tests de dépistage enregistrés contre seulement 400 à Alger.

« Nous avons pu constater une hausse de plus en plus sensible des dépistages volontaires à Annaba ; c’est une bonne chose, la prise de conscience sur la menace que constitue la maladie se fait de plus en plus sentir », a conclu le professeur Laouar.

Synthèse de l'article - Equipe Algerie-Monde.com

D'apres El Watan. www.elwatan.com . Par N. Benouaret . Le 2 Decembre 2008.

المخدرات الاصطناعية تقتحم سوق في الجزائر

كشف مركز مساعدات المدمنين على المخدرات في موقعه الإلكتروني أن المخدرات الاصطناعية عرفت انتشارا واسعا في الجزائر، وقال إن هذه الأخيرة تشكل بذلك تهديدا آخر يضاف إلى تهديد المخدرات الطبيعية المعروفة كالكيف والكوكايين


http://www.ennaharonline.com/ar/derniere/22186.html.

وحسب المركز، فإن المخدرات الاصطناعية تصنف على أنها من أقوى وأضر أنواع المخدرات، مضيفا أن هذا النوع من المخدرات بدأ يجد مقرا له في الجزائر انطلاقا من نزوح الأفارقة بطريقة غير شرعية إلى الجزائر، أو استقدامها من دول أوروبية. وتتمثل أنواع هذه الأخيرة في ''المورفيين''،و''التامجيزيك''و''السوبيتاكس''، ويتم تحويل ''المورفيين'' بطريقة كيمياوية إلى ''هيرووين''، وزيادة على هذا أحصى المركز تواجد كبير لمخدرات مصنعة أخرى كـ ''التامزيزيك'' المشتق من مادة العفيون، ومواد أخرى موجودة بسوق بكثرة كـ ''التامجيزيك، سوبوتاكس، بارفيوم، دولوزال، وفورتال'' وغيرها من المواد الأخرى.كما أحصى المركز أخطار كبيرة لهذه المخدرات الجديدة والتي تفوق بكثير أخطار المخدرات الطبيعية، وهي الشعور بالارتعاش، آلام كبيرة والإسهال، الأرق الشديد، زيادة على عواقب نفسية أخرى كالإحساس بالكآبة، والقلق، والإحساس بالفراغ. أما في حالة زيادة معدل الجرعات بقليل، فتؤدي المخدرات الصناعية إلى الموت، أو ضيق تنفس حاد، الإصابة بالعدوى، ما قد ينتج عنه تعفن كامل للدم، والتهابات الكبد وداء السيدا. وحسب المركز، فإن من بين المواد المخدرة الأخرى التي تلقى رواجا واسعا في السوق الجزائرية ''الإكستازي'' إحدى أنواع مخدرات ''الأمفيتامينات''، وتصنف على أنها مواد مهلوسة لتسببها في الهلوسة لمتناوليها، هذه الأخيرة ينتج عن تناولها صعوبة التحكم في الذات وجفاف الجسم وفقدان الذاكرة. وجاء في منشورات المركز أن هذه المادة غالبا ما تسبب الوفاة، زيادة على أنواع أخرى يتم استعمالها كأدوية مزيلة للشهية، زيادة على عدة أنواع مخدرة أخرى مسببة للإدمان يتم استعمالها كمضادات للتعب.

بالموازاة، دقت الجهات الأمنية ناقوس الخطر فيما يتعلق بهذه الآفة الجديدة، وأطلقت في المدارس والثانويات تحقيقا يتعلق بمدى انتشار هذه السموم الأخيرة التي يطلق عليها اسم الخلقية في الوسط المدرسي، للوقوف على حدة انتشارها وسط الطلبة المتمدرسين وكيفية وصولها بين أيدي هؤلاء.

29 ألف جزائري مصابون بداء فقدان المناعة المكتسبة

جدل محتدم في بلد تشهد معدلات الإيدز فيه إرتفاعًا مقلقًا
29 ألف جزائري مصابون بداء فقدان المناعة المكتسبة

كامل الشيرازي من الجزائر: نقلت مراجع إعلامية جزائرية، عن رئيس جمعية مرضى الإيدز هناك، قوله إنّ عدد مواطنيه الذين أصيبوا بداء فقدان المناعة هناك، يزيد عن 29 ألف شخص، وهو رقم كبير مقارنة بما أوردته بيانات رسمية نشرت حديثًا، وجاء فيها أنّ عدد المصابين بفقدان المناعة المكتسبة، بلغ 878 شخصًا بينهم 282 شخصًا توفوا، في حين بلغ عدد الحاملين للفيروس 3416 شخصًا خلال الفترة الممتدة بين 1985 و30 أكتوبر/تشرين الأول 2008.

ولاحظ رئيس جمعية "ايدز الجزائر" عادل زدام، "تقدم محسوس" للإصابة بالإيدز، بالنظر إلى تنوع حالات الإصابة بهذا الداء الخطر، وأرجع المسؤول ذاته ضآلة الوعاء العام لمرضى الإيدز رسميًا، بسيطرة عامل "التكتم والسرية" على الموضوع، واستمراره كأحد الطابوهات، وتفضيل وزارة الصحة الجزائرية إعطاء أرقام بناءً على المرضى الذين كانت لهم الشجاعة للتصريح بإصابتهم، بينما يلوذ كثيرون بالصمت، وهم يشكلون فئة ليست بالقليلة في المجتمع المحلي.

وخلافًا للاعتقاد السائد في الجزائر، يؤكد أطباء أنّ حاملي الإيدز لم يمارسوا بالضرورة علاقات جنسية غير شرعية، بل إنّ كثيرًا منهم مارسوا الجنس ضمن مؤسسة الزواج، لكن حمل أحد الشريكين للفيروس أسهم في انتقاله، تمامًا مثل كثيرين من انتقل إليهم هذا الورم الخبيث عن طريق الحقن بدماء ملوثة، ويقدّر جمهور الأطباء في الجزائر، أنّ الأرقام المعطاة حول داء السيدا في الجزائر، بعيدة عن الحقيقة، في غياب ما يسمونه "إستراتيجية الكشف الطوعي"، ويشيرون إلى أنّ هناك عملاً كبيرًا منتظرًا لمكافحة الداء الفتّاك، على الرغم من امتلاك الجزائر لتجربة رائدة في مجال معالجة المصابين بداء الإيدز.

ولا يزال التباين بشأن مرضى السيدا في الجزائر، قائمًا، فعلى الرغم من تأكيد أكثر من طرف رسمي وغير رسمي على وجوب إزالة الهالة التي يصطنعها الكثير لدى خوضهم في انتشار الإيدز، إلا أنّ الطابع نفسه بقي مسيطرًا وألقى بظلاله على حقيقة إجمالي حاملي الفيروس في بلد، تشهد معدلات الايدز فيه ارتفاعًا مقلقًا على مدار السنوات الأخيرة، لا سيما في المناطق التي تستوعب أعدادًا هائلة من الأفارقة على غرار ولاية تمنراست (3200 كلم جنوب الجزائر).

وتذهب "سامية لوناس" منسقة البرنامج المشترك للأمم المتحدة لمكافحة السيدا في الجزائر، إلى حتمية تعزيز التوعية والوقاية وحتى العلاج، مشيرة إلى أن العلاج النفسي الذي يشارك فيه المرضى أنفسهم، حيث يتخذون كوسائط مهمة، لكن المفارقة كامنة بحسبها في توفر الأدوية المضادة للإيدز بمناطق الشمال أكثر من الجنوب، على الرغم من أنّ الداء منتشر بشكل رهيب بالجهات الجنوبية أكثر من نظيرتها الشمالية.

ويقول الاختصاصي بدر الدين مريود لـ "إيلاف"، بضرورة ضمان العلاج المتساوي لكافة المرضى، وتمكينهم من الحصول على الدواء بحسب وضعياتهم الاجتماعية الخاصة، تبعًا لارتفاع تكلفته في الأسواق المحلية، في حين يلاحظ مختصون أنّ دولاً عربية وأخرى مغاربية على غرار الجزائر، مصر، ليبيا، المغرب وتونس، لا تتوفر على قوانين وتشريعات تحمي ''الأشخاص المصابين بداء السيدا'' من الناحية الأخلاقية، بما يكفل ضمان كرامتهم، وحمايتهم ضدّ أي تمييز، احتكامًا لما يترتب عن رفض مجتمعاتهم لإصابات هؤلاء، واكتفائها بدور الحاضن الاقتصادي بدل الراعي النفساني.

في سياق متصل، قال وزير التربية الجزائرية أبو بكر بن بوزيد، إنّ بلاده تجاوزت العديد من الطابوهات في مجال تحسيس المواطنين حول مخاطر مرض الايدز، وأوضح بن بوزيد أنّ قطاع التربية الذي يشمل عددًا كبيرًا من السكان (8 ملايين تلميذ) يؤدي دورًا رئيسًا في عملية التحسيس حول مخاطر السيدا، كما اعتبر الوزير أنّه من "الخطأ" القول بأنّ الجزائر ليست معنية بهذا الوباء، مضيفًا أنّ الفيروس منتشر ويتطلب المزيد من الجهود في إطار التحسيس قصد الشروع في مكافحته فور بروز أعراض المرض، بينما ثمنت "لطيفة رمكي" منسقة برنامج الصندوق العالمي لمكافحة فقدان المناعة المكتسبة، طريقة عمل السلطات في مواجهتها للداء بطريقة "فعالة" من أجل الحد منه، في صورة إنشاء 60 مركزًا طبيًا للتشخيص الإرادي، و7 مراكز جاهزة للمعالجة.

Friday, November 28, 2008

Lutte contre le Sida à Sétif

L’Algérie profonde (Samedi 29 Novembre 2008)
16 nouveaux sidéens en 2008
Par : F. SenoussaouiLu : (14 fois)
Le nombre des séropositifs dépistés dans la wilaya de Sétif a doublé cette année par rapport à la moyenne nationale. Cela ne veut pas dire, systématiquement, que la maladie est en train d’avancer. Cela peut être un signe positif car on peut conclure que les populations recourent, de plus en plus, au dépistage préventif.
Pas moins de 16 cas de sida, dont 6 originaires de la wilaya de Sétif, ont été dépistés depuis le début de l’année en cours contre une moyenne de 8 cas par an durant les dernières années.C’est du moins ce qu’on a appris du professeur A. Lechheb, médecin chef du service des maladies infectieuses et responsable du centre régional de référence des maladies sexuellement transmissibles de Sétif. Le professeur tire la sonnette d’alarme et appelle à la prévention avec plus d’implication des médias dans le travail de sensibilisation. “Chacun de nous peut porter ce virus, il est impératif de se faire dépister en recourant à ce test anonyme et gratuit.Nous avons les médicaments nécessaires et le traitement est aussi gratuit”, plaide le médecin en marge de l’inauguration du centre de référence MST/VIH/SIDA de Sétif qui prend en charge les malades d’une dizaine de wilayas de l’est du pays. Pour célébrer cet événement, les responsables du centre ont organisé une semaine portes ouvertes sur cette structure qui était, depuis sa création en 2001, incluse au niveau du service des maladies infectieuses du CHU Saâdna Abdenour. Par ailleurs, notre interlocuteur a rappelé que pas moins de 62 malades atteints du Sida sont, actuellement, sous traitement au niveau du centre de Sétif. Le nombre de sidéens qui ont été recensés et suivis au niveau de ce centre depuis l’apparition du premier cas, en 1986 à Sétif, est de 141 personnes. Interrogé sur le nombre de sidéens et séropositifs en Algérie, le professeur nous a affirmé que la prévalence de la séropositivité est de 2,15% de la population. Cependant, notre interlocuteur n’a pas caché que le nombre de porteurs de ce virus et des sidéens serait beaucoup plus important. “Je pense que le nombre de personnes atteintes et qui n’ont pas été dépistées est beaucoup plus important. Je vois qu’il est impératif de lancer de grandes opérations de sensibilisation et de prévention dans les universités, les lycées et même au niveau des collèges”, a renchéri notre interlocuteur.Ce dernier a affiché une grande satisfaction quant à l’introduction du vaccin contre l’hépatite C dont 30% des cas sont sexuellement transmissibles. En effet, selon le professeur Lechhab, cette maladie ne cesse de faire des victimes faute de prise en charge à temps. Beaucoup de personnes sont mortes car elles ne savaient pas qu’elles étaient atteintes d’hépatite. Cette dernière est asymptomatique et évolue vers la chronicité. Notons que le responsable du Laboratoire national de référence (LNR) de Sidi Fredj a déclaré que l’Algérie compte pas moins de 873 cas de sida et 3 357 séropositifs. Le mal n’est pas d’être atteint du Sida mais de dépister la maladie dans sa phase finale quand les chances de guérison sont minimes.
F. Senoussaoui

Sunday, November 16, 2008

امرأة متشردة حاملة لفيروس السيدا بلا تكفل


بغرض الحد من الإشاعات التي هزت المجتمع ببلدية الغزوات بتلمسان مؤخرا، التي مفادها إقامة امرأة شابة من مواليد 1980 متشردة بالغزوات، منذ قرابة السبعة أشهر حاملة لفيروس السيدا، ومن غير المستبعد، حسب عدة مؤشرات، أنها مارست الجنس مع البعض، اقتادتها عناصر من أمن الدائرة إلى المستشفى أين أجريت عليها تحاليل طبية أثبتت أنها حاملة لفيروس السيدا.
ولانعدام وسائل التكفل بها أخلي سبيلها، الأمر الذي خلق في نفوس المواطنين ذعرا. علما حسب مصادر مسؤولة، بأن المرأة تنتسب إلى بلدية مغنية، وسبق لها وأن أدخلت مستشفى لنفس الغرض. وهي معطيات وسعت من مجال التأويلات وفسحت المجال أكثر للإشاعات. وظل المواطنون يتساءلون لماذا لم يتخذ في حقها إجراء يمنعها من إقامة علاقات جنسية مع الغير، خاصة أن ظروفها الاجتماعية تدفعها لذلك.
وقصد تنوير الرأي العام، اتصلت ''الخبر'' بالطبيب صديق أحمد، اختصاصي في أمراض الدم، الذي أكد أن القوانين التي تضبط مهنة الطب بصفة عامة تلزم على الطبيب أولا الاحتفاظ بسر المهنة، ولا أعرف كيف ثم إفشاء مرض المرأة والسبب الداعي إلى ذلك.
في حين إن القانون لا يعاقب حاملة الفيروس على كتم مرضها وعدم الإخبار به لكل من تقيم معهم علاقات مشبوهة. أما إذا تسببت الحاملة للفيروس في إلحاق أذى بغيرها عن طريق ممارسة الجنس معها دون أن تُعلم الطرف الآخر بمرضها، فلهذا الأخير الحق في رفع دعوى قضائية ضدها بتهمة ما يعرف بفعل متعمّد معروف النتائج. أما إذا تم إعلام الطرف الآخر فعليها أن تثبت ما ادعته. كما لا يسمح القانون بحجزها ولا يلزم بعلاجها.
وتبقى الوقاية والتحسيس هما الوسيلتان الوحيدتان للحد منه وتطويق عدواه.

Lutte contre le sida : L'association AIDS Algérie s'implique

Le syndrome de l'immunodéficience acquise (Sida), ce problème de santé a été toujours au centre des préoccupations des pouvoirs publics et des mouvements associatifs, et ce, depuis l'apparition du premier cas en Algérie en 1986. Chaque année les statistiques de l'organisation mondiale de la santé dévoilent une progression vertigineuse de l'épidémie. Avec ses 4.3 millions nouveaux cas en 2006, le sida est désormais le fléau le plus destructeur de l'histoire, « la peste des temps modernes », ou aucun pays n'est épargné. Chaque année, le sida tue environ deux à trois millions de personnes dans le monde. Pour contribuer à l'effort de lutte contre cette redoutable maladie, l'association AIDS Algérie et à l'instar des autres intervenants, multiplie ses actions en organisant un atelier de formation des médiateurs associatifs auprès des groupes vulnérables en matière de santé sexuelle et prévention des IST/HIV. Cet atelier, qui a ciblé dans un premier temps 25 intervenants, vise, entre autres, à renforcer les capacités des acteurs associatifs en matière de lutte contre les infections sexuellement transmissibles, une fois formés auprès des groupes ciblés, en particulier les jeunes, les travailleurs du sexe, les usagers de drogues et les populations mobiles par des actions de proximités afin de promouvoir des comportements à moindre risques et faciliter leur accès aux services de prévention et de soins. Notons que l'association AIDS Algérie à but non lucratif œuvre depuis sa création pour assurer aux femmes et aux adolescents l'accès aux informations de qualité et services dont ils ont besoins afin d'améliorer leurs santé sexuelle et reproductive.
Pour rappel la journée nationale de lutte contre le sida sera célébrée le 9 du mois prochain à travers le territoire national.
Kamélia H.

A retenir
- En Algérie, les statistiques révèlent 776 cas de sida dont 30 nouveaux cas signalés au cours des trois premiers mois de l'année 2007.
- Pour les séropositifs, l'on avance 2 330 porteurs du virus dont 155 nouveaux cas.
- Concernant les centres de références pour la prise en charge de la maladie, le ministère de la Santé, compte 8 qui viennent soutenir les 54 autres pour le dépistage volontaire à travers le territoire national.
- En Algérie, les rapports sexuels non protégés sont responsables de la majorité des infections notifiées et les femmes constituent une proportion croissante de personnes vivant avec le VIH.
- Des niveaux d'infections de 9% ont été observés parmi les professionnelles du sexe à Saida et Tamanrasset.
- Dans certaines consultations prénatales au sud du pays, plus de 1% des femmes enceintes se sont révélées séropositives.
- Divers études montrent qu'en Algérie, quatre consommateurs de drogues injectables sur 10 utilisent des seringues non stériles, représentant ainsi le deuxième mode de transmission de la maladie.
K. H.

Prise en charge des sidéens : L'Algérie compte 54 centres de dépistages volontaires

En Afrique, continent le plus touché, l'infection à VIH constitue la première cause de décès. Malgré que cette situation soit beaucoup moins critique en Algérie, des apports ont été consentis notamment en matière de prise en charge de ces personnes qui consacre le droit au traitement et au suivi des sidéens à travers l'ouverture de 54 centres de dépistage volontaire à l'échelle nationale, et 8 centres de références.
En Algérie, la majorité des cas de VIH notifiés ont été imputés aux rapports sexuels non protégés. Pour les spécialistes, l'évolution sociologique été à l'origine du recule de l'âge du mariage pour se situer aujourd'hui, autour de 30 à 33 ans contre 20 ans, il y a trente ans, rend indispensable la question de prévention, puisque depuis la puberté et jusqu'au mariage, cette même catégorie figure parmi la plus active en matière de santé reproductive d'où l'intérêt de lancer des opérations de prévention et de dépistage dans les milieux fréquentés par les jeunes. En plus, l'utilisation des seringues non stériles chez les toxicomanes représente un risque majeur de choper le sida. De ce fait, une éducation morale et une culture drastique de l'abstention sexuelle jusqu'à la conclusion d'une union légitime sont l'une des meilleures mesures préventives contre ce fléau.

http://www.elmoudjahid.com/accueil/sante/19554.html

Wednesday, November 12, 2008

Algérie - Rencontre Sida : les victimes et la solidarité des autres

« La lutte contre le Sida, c'est aussi le développement de la solidarité avec ses victimes» est le thème d'une rencontre inter-associative organisée aujourd'hui, par la délégation régionale de l'Association algérienne pour la planification familiale au Centre de recherche en information documentaire et en sciences sociale et humaine (CRIDSSH).

Cette rencontre prévoit de regrouper les représentants d'une dizaine d'associations locales impliquées dans la lutte contre le Sida, ainsi que le représentant de la direction de la Santé et de la population, et de la cellule d'écoute de l'Office des établissements de la jeunesse. La rencontre sera une occasion pour débattre de la problématique de la stigmatisation des personnes atteintes de Sida.

Selon les organisateurs, « la rencontre vise à enrichir le réseau que nous sommes en train de tisser collectivement sur le terrain depuis une année (conférer les expériences de Oran Stop le Sida et de la Gaâda contre le Sida, etc), notre souhait est d'offrir aux associations impliquées localement dans la lutte contre le Sida une occasion pour débattre de leurs expériences collectives et individuelles de l'an passé, d'entrevoir ensemble comment améliorer leur action commune sur le terrain, surtout à l'approche de la Journée internationale de la lutte contre le Sida qui coïncide avec le 1er décembre et, enfin, de discuter sur les modalités de participation des médias à l'effort commun contre ce fléau ».

Il faut dire que le nombre de cas de Sida chez l'adulte est en «accroissement sensible». En effet, 94 cas ont été enregistrés durant le premier semestre de l'année en cours, selon un rapport de la direction de la Santé, de la population et de la reforme hospitalière de la wilaya d'Oran.

Le nombre de cas de Sida est passé de 9 cas à Oran en 2005 et 70 séropositifs à l'ouest du pays, à 44 nouveaux cas l'année dernière pour atteindre 94 cas pour le premier semestre de l'année en cours. Des chiffres très inquiétants qui ne reflètent pas toute la réalité, puisque certains séropositifs ignorent qu'ils sont porteurs du virus et de nombreux sidéens ne déclarent pas leur maladie de crainte de la ségrégation.

S'ajoute à cela la diversification des cas de contamination, le manque de campagnes de sensibilisation, ainsi que le manque de structures spécialisées dans la prise en charge des personnes vivant avec le virus dans les autres wilayas et sont tout simplement à la recherche de l'anonymat. Le nombre d'enfants atteints du VIH est assez bas, mais il y a une tendance à l'augmentation.

75 enfants atteints du virus du Sida ont été recensés durant les dix dernières années à Oran, selon des sources de la direction de la Santé et de la population. Il s'agit des cas confirmés (VIH positif). Ces enfants sont pris en charge et suivis au niveau du service des maladies infectieuses du centre hospitalo-universitaire d'Oran.

Synthèse de l'article - Equipe Algerie-Monde.com

هربت من المستشفى منذ 4 أشهر بعد إصابتها بداء "السيدا" "عائشة التلمسانية" تثير حالة رعب محلية لدى "أصدقائها"

http://www.echoroukonline.com

قامت مصالح أمن ولاية تلمسان أول أمس، بتوقيف المدعوة "عائشة.س" بوسط مدينة الغزوات بعد فرارها من المؤسسة الإستشفائية بتلمسان منذ حوالي 4 أشهر، حيث كانت مقيمة بعد إصابتها بداء فقدان المناعة "السيدا"، لتختفي عن الأنظار.

  • وتم ضبط تحركاتها مؤخرا بضواحي الغزوات قبل توقيفها من طرف أفراد الشرطة الذين كانوا في دورية، حيث تم تحويلها الى القطاع الصحي لإجراء التحاليل التي أثبتت أن الشابة مصابة فعلا بداء فقدان المناعة "السيدا" إضافة الى أمراض معدية أخرى.
  • وتوصلت التحريات الأولى، على أن الشابة وهي من مواليد عام 1980 كانت تنتمي الى شبكة دعارة يقودها شخص في الخمسينيات كان يستغل عديدا من أترابها في هذه المهنة المشينة، ولاتزال التحقيقات جارية حول نشاط هذه الشبكة.
  • ونقلت شهادات محلية متطابقة أمس لـ"الشروق اليومي"، حالة الهلع و"الإستنفار" بعد الكشف عن إصابة عائشة بالمرض الخبيث خاصة الذين كانت على "صلة" بهم على خلفية أن الفتاة كانت لديها علاقات جنسية متعددة خلال فترة هروبها التي تجاوزت 4 أشهر وتكتمت على مرضها لعدم النفور منها، كما يرجح أن "راعي" شبكة الدعارة كان على علم بمرضها خاصة وان الفتاة تكون قد كشفت عن إصابة رفيقة لها بنفس المرض الخبيث ولاتزال تعمل عاهرة.
  • ولم ترد معلومات إلينا حول تنقل أشخاص الى المراكز الصحية لإجراء تحاليل إصابتهم بالمرض على خلفية أن "الأمر سري للغاية" ...قضية للمتابعة.

Thursday, November 6, 2008

سبعون بالمئة من مستعملي الحجامة مهدّدون بالسيدا


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السيدا تهدد المتداوين بالحجامة

تنتشر هذه الأيام في مختلف شوارع العاصمة ملصقات إشهارية تروّج للعلاج بالحجامة والرقية الشرعية في البيوت، مما أثار جدلا واسعا حول الظاهرة التي عادة ما تتسبب في أمراض وإصابات قاتلة جراء العلاج العشوائي الذي يشرف عليه شيوخ، نساء وشباب يدّعون الخبرة والتخصص ويعيشون من المبالغ المالية التي يقتطعونها من المواطنين مقابل العلاج. وأكدت دراسة حديثة، أن عدم احترام معايير النظافة وإشراف المسترزقين على العملية يضاعف من احتمالات الإصابة بفيروس »السيدا«.

  • ثلث المشرفين على الحجامة أئمة مساجد
  • شيوخ يكشفون على النساء وشباب يتعرضون للإعاقة

  • أفاد تحقيق ميداني قامت به الهيئة الوطنية لترقية الصحة وتطوير البحث »فورام«، أن 70 بالمئة من المواد المستعملة في الحجامة يتكرر استعمالها دون مراعاة أدنى قواعد التعقيم والصحة مما يجعلها ناقلة للعديد من الأمراض التي تشكل خطرا قاتلا على المواطنين كمرض نقص المناعة »السيدا« الذي ينتقل عن طريق شفرات الحلاقة التي يتكرر استعمالها في الحجامة ويضاعف من احتمالات نقلها للسيدا.
  • كما بيّنت الدراسة أن ثلث من يشرفون على عمليات الحجامة هم من الأئمة الذين لا علاقة لهم بالطب ولا بتخصص الحجامة، مما يجعلهم عرضة لارتكاب العديد من الأخطاء القاتلة. وتضيف الدراسة، أن عددا كبيرا من الأطباء والمواطنين يعتمد على الحجامة بغرض المتاجرة وربح الأموال. وانتقد رئيس الهيئة، مصطفى خياطي، بشدة، غياب مراكز صحية جزائرية معتمدة في مجال الحجامة مما ترك فراغا كبيرا في مجال التكوين والعلاج، على عكس العديد من الدول الأوروبية التي دشّنت مؤخرا مراكز خاصا للعلاج بالحجامة نظرا لفاعليتها الكبيرة في مداواة الكثير من الأمراض.
  • وانتشرت أخيرا إعلانات جدارية بمختلف شوارع العاصمة تحمل عبارات تشجع على التداوي بالحجامة مثل: »تخلص من مختلف الأمراض التي تعانون منها، ما عليكم إلا العلاج بالحجامة التي باركها الرسول صلى الله عليه وسلم... ستجدون مختصين ماهرين في العملية... وحصص العلاج تكون يوم... وما عليكم سوى قصد العنوان التالي. ولاستفساراتكم اتصلوا بالأرقام الموجودة أسفل الورقة...«، هذه العبارات وأخرى وجدناها في العديد من الملصقات الإشهارية المنتشرة بشكل غير معهود في مختلف شوارع العاصمة على غرار بومعطي، باش جراح وحسيبة بن بوعلي...
  • وللتقرب أكثر من الموضوع اتصلنا بأحد المواطنين الذي نصب نفسه طبيبا ووضع أرقام هاتفه الثابت والنقال في ملصقة إشهارية صادفناها معلقة في المحل الوحيد لبيع الأعشاب الطبيعية بشارع حسيبة بالعاصمة، اتصلنا عبر الثابت فرد علينا شاب حاولنا الاستفسار عن طبيعة الحجامة التي يقوم بها فرد علينا: »الذي يقوم بالحجامة أخي وهو طبيب ماهر وما عليك إلا الاتصال به والاستفسار عما تريد« وبعده اتصلنا بأخيه الطبيب ـ على حد قوله ـ فأكد لنا أنه يعالج بالحجامة عن طريق وسائل متطورة وبمبلغ 400 دينار للحصة الواحدة، ويشتغل رفقة امرأة تشرف على علاج النساء وبيته بات قبلة لعدد كبير من الناس.
  • في حديثنا مع بعض المواطنين الذين قصدوه للعلاج أكدت »ي.م«، 25 سنة، من باش جراح، أن صاحب الإعلان ليس طبيبا ولا علاقة له بالمهنة وهو يستعمل وسائل بدائية غير معقّمة للعلاج، كما أنه يكرر استعمال شفرات الحلاقة لأكثر من مرة، مما يجعلها عرضة لانتقال الجراثيم. وكشفت المتحدثة أن المرأة التي تشرف على الحجامة لدى النساء تتميز بتعامل غير لائق حيث تجمع النساء في غرفة واحدة وتشرع في إجراء الحجامة لخمس نساء مرة واحدة مما يجعلهن عرضة للخطر.
  • وأضافت المتحدثة، أن الذي يلقب نفسه طبيبا وكانت علامات الالتزام بادية على محيّاه، دخل على غرفة النساء وهنّ كاشفات على ظهورهن بحجة إرشاد المرأة التي تساعده في عملية الحجامة، مما أثار استياء وتذمر النساء والفتيات اللاتي هجرن القاعة وأوقفن العلاج، نظرا للتصرف اللاّأخلاقي الذي أقدم عليه »الطبيب المزعوم«.
  • وتضيف السيدة »ل. ر«، 40 سنة، التي قصدت بيت شيخ راقي تمتهن زوجته الحجامة بمنطقة بومعطي بالعاصمة أن »العفن« واللامبالاة كانت تسيطر على المكان الذي كان مملوءاً بأوراق الجرائد المخضّبة بالدماء، بالقرب منها كؤوس من زجاج ملوثة كانت تستعمل للحجامة، مما جعلها تهرب من المكان الذي كان يشبه المذبحة ـ على حد تعبيرها.
  • القصص التي سمعناها عن التجاوزات التي يقوم بها القائمون على عملية الحجامة كثيرة جدا ومنها ما وصل لحد الإعاقة، فقد ذهب ضحيته مواطن من عين الدفلى قطعت شرايينه وأصيب بإعاقة نصفية على مستوى إحدى رجليه.

Saturday, October 25, 2008

أكثر من 70 ألف متبرع منتظم في الجزائر

كامل الشيرازي من الجزائر : أحصت الجزائر نحو 70 ألف شخص يقومون بالتبرع بالدم بصورة منتظمة، وقالت الفدرالية الجزائرية للمتبرعين بالدم، أنّ عدد المتبرعين بالدمّ شهد هذا العام ارتفاعا محسوسا مقارنة بالعام ما قبل الأخير، وفيباليوم العالمي للمتبرعين بالدم الموافق لـ25 أكتوبر من كل سنة، أوضح قدور غربي الأمين العام لفدرالية المتبرعين بالدم في تصريح خاص لـ"إيلاف"، أنّ عدد المتبرعين المنتظمين ارتفع بحوالي 10 آلاف متبرع في أقل من سنة، بما سمح بحصول قرابة 400 ألف عملية تبرع بالدم خلال الأشهر الماضية، في وقت تسعى الدوائر الطبية إلى تحسين نسبة التبرع المنتظم الذي يبقى قليلا مقارنة بالتبرع بالدم لفائدة الأقارب.
وتتطلع إدارات المستشفيات إلى ضمان زيادة سنوية بنسبة 10 بالمئة على الأقل، من أجل جمع التبرعات المطلوبة لسائر احتياجات الهياكل الطبية، خصوصا مع النقص المسجل في مجال حقن الدم، لذا تمّ نشر عديد الإعلانات وتعليق ملصقات بمختلف الشعارات في إطار حملة تحسيسية واسعة لتحفيز السكان المحليين على التبرع بالدم وإنقاذ حياة مواطنيهم المرضى، وبهذا الصدد، جرت الاستعانة حديثا بـ13 مركزا متنقلا لنقل الدم مهيئة للتبرعات، في حين صرحت "أمينة بوداموس" ممثلة المنظمة العالمية للصحة، أنّ الأخيرة منحت الجزائر مساهمة مالية بقيمة 17 ألف دولار لتطوير منظومة التبرع بالدم.

ووفقا لبيانات نشرتها المنظمة العالمية للصحة، فإنّ 82 بالمئة من سكان العالم غير متأكدين من أنهم سيتحصلون على الدم الذي يحتاجون إليه، بينما يشكّل الدم الملوث بفيروس السيدا "هاجسا مستمرا"، إذ لا يزال يمثل 5 بالمئة من الإصابات بفيروس السيدا في إفريقيا.
وبينت دراسة ميدانية أجرتها المنظمة العالمية للصحة أنّ 39 بلدا فقط من بين 178 يمكنهم الاعتماد على 100 بالمئة من التبرعات التطوعية غير مدفوعة الأجر، ودعت المنظمة في هذا السياق إلى إعداد استراتيجيات واضحة لتطوير الاستفادة العالمية من أمن نقل الدم الذي يقوم على ترقية التبرع بالدم المنتظم والتطوعي وغير المدفوع الأجر.

Atelier de formation des éducateurs pairs parmi les groupes vulnérables du 25 au 27 octobre à Oran



Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national stratégique de lutte contre les IST/VIH/SIDA 2007-2011 et particulièrement le domaine relatif à la participation des publics en situation de vulnérabilité dans les interventions de proximité en termes d’accès à la prévention des IST/VIH, l’associations AIDS Algérie a initié un projet financé conjointement avec l’Union européenne (ONG II), intitulé «Renforcement de l’accès à la prévention du VIH auprès des groupes vulnérables en Algérie». Dans ce cadre, un atelier de formation des éducateurs pairs parmi les groupes vulnérables dans le domaine de la prévention des IST/VIH est prévu du 25 au 27 octobre à la résidence Mers El Kébir dans la wilaya d’Oran. Il s’agit de la 2e expérience après celle initiée en mars 2008 et ciblera 20 éducateurs pairs parmi les groupes vulnérables de deux wilayas, d’Alger et d’Oran.
Cette formation pour les personnes relais déjà identifiées et mobilisées s’avère nécessaire afin de mener à bien les actions de proximité et de sensibiliser le maximum de personnes à haut risque de transmission des IST/VIH et faciliter l’accès aux services de prévention de soins et d’appui.

Wednesday, October 15, 2008

Algérie - 94 cas de sida en six mois

Le nombre de cas de sida est en «accroissement sensible». En effet, 94 cas ont été enregistrés durant le premier semestre de l'année en cours selon un rapport présenté par la Direction de la santé de la population et de la réforme hospitalière de la wilaya d'Oran, hier, à l'occasion de la tenue de la troisième session ordinaire de l'APW.

Le nombre de cas de sida est passé de 9 cas à Oran en 2005 et 70 séropositifs à l'Ouest du pays à 44 nouveaux cas l'année dernière pour atteindre 94 cas pour le premier semestre de l'année en cours.

Des chiffres très inquiétants qui ne reflètent pas toute la réalité, puisque certains séropositifs ignorent qu'ils sont porteurs du virus, et de nombreux sidéens ne déclarent pas leur maladie de crainte de la ségrégation.

Il y a aussi la honte. S'ajoutent à ça la diversification des cas de contamination, le manque de campagnes de sensibilisation, ainsi que le manque de structures spécialisées dans la prise en charge des personnes vivant avec le virus dans les autres wilayas, et qui sont tout simplement à la recherche de l'anonymat. Pour ce qui est de la situation épidémiologique, le même rapport indique que 784 cas de tuberculose dont 498 cas de tuberculose pulmonaire ont été enregistrés durant le premier semestre de cette année.

Le rapport rappelle que la wilaya d'Oran compte sept structures de prises en charge des tuberculeux dont deux ont été ouvertes cette année à Hai Chouhada et Maraval. Trois autres seront ouvertes incessamment à Arzew, Boutlélis et Oued Tlélat. D'autre part, 168 cas de méningite, 1 cas de rage, un cas de fièvre maltaise, un cas de fièvre typhoïde, 34 cas d'hépatite A et 65 cas d'intoxication alimentaire ont été enregistrés durant l a même période.

Pour rappel, 2.489 cas de maladies à déclaration obligatoire ont été enregistrées en 2007 à Oran dont 62% de cas de tuberculoses (1.549 cas) avec une incidence de 98 cas pour 100.000 habitants, 16% de méningite (plus de 390 cas) et 5% de zoonoses (environ 125 cas). Durant la même année, il a été recensé 212 cas d'intoxication alimentaire collective, 112 cas de fièvre boutonneuse méditerranéenne.

Synthèse de l'article - Equipe Algerie-Monde.com

D'apres Le Quotidien d'Oran. Par J. B . Le 14 octobre 2008.

Sunday, October 5, 2008

Rencontre internationale sur le sida à Sidi Bel Abbès

Feth Allah Chawki

Le service des maladies infectieuses du CHU de Sidi Bel Abbès, avec la participation de l’Union nationale des étudiants algériens (UNEA) organise à partir d’aujourd’hui les premières journées de formation sur le sida. Selon les organisateurs, le colloque sera animé par d’illustres professeurs étrangers et français spécialistes dans ces domaines aux côtés de leurs homologues algériens.

Cette manifestation scientifique, qui se déroulera au niveau du rectorat de l’université de Sidi Bel Abbès (ITMA), comprendra deux journées de formation sous forme d’ateliers de travail sur des cas cliniques pratiques. Les responsables de cette manifestation scientifique ont indiqué que, parmi les objectifs principaux, on note la nécessité de former l’ensemble des participants à une prise en charge globale et multidisciplinaire des personnes atteintes par le VIH, de fournir aux professionnels de la santé des connaissances nécessaires quant à la prise en charge des personnes atteintes par le virus, dans un cadre de sensibilisation globale et d’implication générale.

Cette rencontre sera marquée par la création d’une association de lutte contre le sida dont le siège sera au niveau de la wilaya de Sidi Bel Abbès. Cette dernière apportera son soutien social, financier et moral aux personnes atteintes du sida, l’élaboration de campagnes de sensibilisation permanentes au cours de l’année pour casser les tabous et mettre au jour l’existence de cette maladie dans la région ainsi que l’organisation de journées d’information sur cette maladie au niveau des écoles, lycées et cités universitaires étalées sur toute l’année.

Monday, September 29, 2008

Le profil clinique et évolutif de l’infection à VIH chez l’enfant à l’ouest algérien

Médecine et Maladies Infectieuses
Volume 38, Supplement 2, June 2008, Page S170 
9es Journées Nationales d’Infectiologie

N. Mouffoka, K. Errouanea, Khellifia, M. Lotfia, M. Tahroura, F. Razika and A. Benabdellaha

aCentre Hospitalier Universitaire d’Oran, Service des Maladies Infectieuses, Centre de Référence VIH/Sida, 31000 Oran, Algérie

Available online 1 July 2008.

Objectif

Identifier les symptômes les plus caractéristiques qui serviront au diagnostic précoce.

Matériels et méthodes

Étude rétrospective de 51 enfants infectés par le VIH sur une période de 1997 à 2007.

Résultats

78,43 % avait moins de cinq ans au moment du diagnostic (1 mois-10 ans, moy : 26 mois ± 2 mois), dont 31 garçons et 20 filles (sex ratio : 1,55) et la transmission verticale était documentée (94,2 %) ; avec diarrhée chronique 31 (60,78 %), infections pulmonaires 21 (41,17 %), tuberculose 6 (11,76 %), retard staturo-pondérale 11 (21,56 %), adénopathies persistantes 67 (23,50 %), molluscum contagiosum diffus 9 (17,64 %), candidoses orales 21 (41,17 %), mauvaise dentition 15 (37,5 %), fièvre inexpliquée 8 (15,68 %), pneumonie lymphoïde interstitielle 5 (9,8 %), parotidite chronique 4 (7,84 %), otites purulentes 17 (33,33 %), et manifestations neurologiques 4 (7,84 %). Le traitement antirétroviral était instauré chez 22 enfants (43,13 %), 15 (29,41 %) sont décédés et 16 (31,37 %) ont été perdus de vue. Le plus âgé des patients avait 19 ans.

Conclusion

La transmission du virus est verticale dans la quasi-totalité des cas. Les enfants infectés deviennent symptomatiques dans une moyenne d’âge de 26 mois. Le retard staturo-pondéral, la lymphadénopathie généralisée, les signes respiratoires, ORL et digestifs chroniques étaient les signes les plus fréquents. La parotidite hypertrophique chronique, la pneumonie lymphoïde interstitielle et le molluscum contagiosum diffus étaient des signes qui caractérisaient ces enfants. Devant une symptomatologie chronique chez l’enfant, ne pas se limiter à rechercher des pathologies classiques comme l’allergie respiratoire et la maladie cœliaque, et penser au dépistage.